Dans la première édition[1] des mémoires du docteur Antommarchi, les dernières pages présentent une étude de la flore de Sainte-Hélène au temps de Napoléon. Il y décrit une plante qui malheureusement a disparu de la planète. Il s’agit du Dombeya Melanoxylon. Roxb. – Melhania. Id. Hort. Kew. 2°. Édit. 4. 146.
Le docteur la décrit de la façon suivante :
Cet arbre, haut de dix à quinze pieds, tortueux, et de la grosseur de la cuisse, a les feuilles ovoïdes, cordiformes, longuement pétiolées, presque entières, fermes, lisses en dessus, rubigineuses et trinervées en dessous; les fleurs sont au nombre de une à deux, portées sur des pédoncules qui sont axillaires et solitaires; le calice est entouré de plusieurs bractées, qui sont ternées, ovoïdes et lancéolées; la corolle est campaniforme; les étamines sont au nombre de cinq; les capsules sent ovoïdes, obtuses, beaucoup plus courtes que le calice, qui est persistant. Cet arbre croît sur les rochers stériles près de la mer, non loin de Sandy-Bay. Les insulaires lui donnent le nom d'ébène parce qu'intérieurement son bois est de cette couleur.
Au Kew, à Londres, on peut trouver dans les papiers du Capitaine Cook un herbier dans lequel ont été séchés des fragments de cette plante. À partir de tous ces éléments épars, j’ai reconstitué la plante telle qu’elle aurait pu apparaitre.
La voici :
[1] Mémoires du Docteur F. ANTOMMARCHI ou les derniers momens de Napoléon - Edité à Paris chez Barrois L'ainé, Libraire, rue de Seine, N+10, Faub. Saint-Germain
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